|
"«J'ai connu un homme, a dit Diderot, qui savait tout, excepté dire bonjour et saluer; il vécut pauvre et méprisé.» Cet exemple se retrouve tous les jours. Chaque être humain n'est pas doué au même point d'un esprit analysateur; le temps manque parfois aussi souvent que le moyen, et c'est pour cela qu'on aime à trouver dans un livre, un journal, une publication quelconque, le résumé, la quintessence des observations que l'écrivain a faites à votre place. En rencontrant des jeunes gens aux manières polies et réservées, à l'abord sympathique, à l'extérieur je ne dirai pas beau, car la perfection des traits ne fait rien à la distinction, mais soigné et élégant, n'importe dans quelle position ils se trouvent, aux habitudes nobles, aux sentiments chevaleresques, et en voyant d'autres, à leur côté, sauvages, gauches, butors, malpropres, je me suis enquise de la cause de cette différence et je l'ai toujours trouvée dans l'éducation maternelle qu'ils avaient reçue."
Approbation d’Oriane (crayon de papier bleu) : comme c’est vrai !… Si j’avais eu un fils (ou une fille car je ne crois pas qu’en la matière dussent être introduites des différences importantes), c’est ainsi que je l’aurais élevé. Je n’ai pas eu cette joie. Peut-être est-ce d’ailleurs une des raisons du détachement progressif du Général à mon égard.
|